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lundi 19 février 2007
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DESIRS DE REBONDIR

A la veille de son grand oral médiatique sur TF1, Ségolène Royal annonce une réorganisation de son équipe. Une semaine test pour la candidate qui peine à remonter dans les sondages, comme l'ensemble de la gauche.

Va-t-elle faire campagne au centre ou continuer sur un axe socialiste ? Le choix clair d'une stratégie apparait urgent, au vu des sondages. Ainsi, depuis la mi-janvier, ce sont vingt-deux enquêtes consécutives qui donnent Ségolène Royal battue face à Nicolas Sarkozy. Samedi, l'écart entre la candidate et son rival UMP au second tour était de dix points. Seul sondage encourageant du week-end, paru dans Le Journal du Dimanche, près de 80 % des Français estiment que l'élection présidentielle n'est pas jouée et que beaucoup de choses peuvent se passer d'ici le 22 avril, date du premier tour.

La semaine s'annonce chargée : deux meetings en province mardi et samedi, dont l'un aux côtés de Laurent Fabius, l'annonce d'une nouvelle organisation de sa campagne jeudi, et surtout une grand-messe médiatique avec l'émission "J'ai une question à vous poser" lundi soir sur TF1, dont le score d'audience, à l'aune de celui réalisé par Nicolas Sarkozy le 5 février, prendra toute son importance. Les militants battent ainsi le rappel, en envoyant notamment un mail intitulé «Tous sur le pont !!» à toutes les personnes ayant laissé leur adresse sur le site Désirs d'avenir, pour dépasser les 8,2 millions de télespectateurs qu'avait réuni le candidat UMP.

Dernière inconnue de cette "nouvelle campagne" : faut-il chasser davantage sur les terres centristes ? Alors que, comme le fait remarquer Le Figaro, la gauche au premier tour, tous partis confondus, atteint son plus bas niveau depuis 1969, certains pressent la candidate de se recentrer plus à droite. "Elle traîne les boulets de la gauche", considère pour sa part le philosophe Yves Michaud, interrogé dans Libération. "Une élection se gagne au centre, on le sait. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy peut le dire et le faire, alors que Ségolène Royal ne peut ni n'ose le dire. Pourtant, c'est ce qu'elle faisait avec les signes envoyés durant la campagne interne. Désormais, elle (...) n'assume pas son véritable positionnement. Je ne vois vraiment pas l'intérêt d'obtenir le ralliement de Marie-George Buffet et de l'extrême gauche...", résume assez sévèrement le politologue. Un recentrage qui apparait opportun alors que 54 % des sympathisants socialistes souhaitent que François Bayrou soit présent au second tour. Conscient de la concurrence du leader centriste, François Hollande a martelé hier dans les médias : "c'est Ségolène Royal qui peut être le seul changement possible !". Un parfum de vote utile...


EN PLUS

Reflux de marée brune ?

Un 21 avril bis est-il possible ? Alors que les sondages le créditent d'intentions de vote supérieures à celles de février 2002, Libération se penche sur l'électorat de Jean-Marie Le Pen et indique que le leader du Front national entend rééditer sa performance en s'appuyant sur de nouveaux électeurs. Ainsi, se présentant éhontément aujourd'hui comme un “ homme de centre droit ”, Jean-Marie Le Pen, en plus de sa base électorale traditionnelle, cherche à séduire les jeunes diplômés, les petits cadres, les urbains des villes moyennes, et plus étonnant, les “ Français d'origine étrangère et les jeunes des banlieues ”.

Pourtant, comme l'analyse Libération, le leader du FN, qui dit peiner à réunir ses signatures, affronte pour cette présidentielle “ un problème nouveau, la concurrence de Sarkozy sur le terrain sécuritaire et celle de Bayrou du côté de ceux que séduisent les sirènes du «ni droite ni gauche» ”, et bien que probablement encore sous-estimé dans les sondages, l'avance de points dont bénéficient aujourd'hui les deux principaux candidats (à la différence du contexte de 2002), semble empêcher que se répète le même scénario. Reste que la campagne reste ancrée à droite : ainsi, comme l'analyse un sociologue, on assiste à une “ lepénisation sémantique des candidats ” et à une banalisation de l'extrêmisme, voué à s'installer durablement dans le paysage politique. “ Il s'ouvre de nouveaux champs au lepénisme &rdquo, décrypte le spécialiste. “ C'est là qu'intervient la stratégie de sa fille Marine : elle cherche à crédibiliser le message de l'extrême droite pour séduire de nouvelles catégories. Ce lepénisme qui s'est refait une beauté est dangereux. Marine Le Pen, c'est Casimir : le FN version «monstre gentil».


ILS ONT DIT

Mauvais oeil

L'aversion que Jacques Chirac éprouve en mon endroit, c'est du racisme ”, a déclaré sans rire Jean-Marie Le Pen, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. “ Je ne sais pas s'il va sortir de l'histoire de France bientôt mais ça se finira en queue de poisson ”, a ajouté le président du Front national, exaspéré suite aux propos tenus par le chef de l'Etat sur son compte dans le livre de Pierre Péan "L'Inconnu de l'Elysée".

Crash test

La France est en train de voir se berlusconiser son système médiatique. Les socialistes sont confrontés à un mur médiatique qui ressemble un peu, dans l'Histoire, au mur de l'argent dans les années 20 ”, a dénoncé le député socialiste de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg sur Canal +. Le porte-parole de Ségolène Royal s'est ému d'un “ système médiatique concentré en faveur des intérêts de la droite ” en évoquant les liens personnels de Nicolas Sarkozy avec Arnaud Lagardère et Martin Bouygues.

Glasnost

Je défends la liberté d'expression et l'objectivité des journalistes ”, a déclaré François Bayrou, en clôturant un colloque sur la culture organisé par l'UDF au Sénat. “ Je préfère et de loin des journalistes objectifs, dont on connaisse l'opinion, à des journalistes dont on ne connaît pas l'opinion, mais qui sont tendancieux et partisans ” a ajouté le candidat, suite à la suspension de l'éditorialiste Alain Duhamel qui avait déclaré voter pour lui au court d'une conférence à Sciences-Po.

Bruit et odeur

Cette élection, je commence à ne pas trop mal la sentir ”, a fanfaronné Nicolas Sarkozy vendredi, en meeting à la Réunion, avant de nuancer quelques heures plus tard, devant la presse : “ Je sens les aspirations du peuple français ”. “ Je suis un challenger, je ne serai jamais un favori. La vie, c'est de partir de tout en bas pour aller tout en haut. Je n'ai pas oublié d'où je viens ”, a conclu le candidat de l'UMP.

Non de noms

Je n'ai aucune intention de laisser tomber des noms comme ça. J'en ai quelques-uns à l'esprit ”, a indiqué François Bayrou interrogé sur son éventuel gouvernement, lors de l'émission "France Europe Express" dimanche. A la question "est-ce qu'il pourrait être de gauche?", il a répondu par l'affirmative. Quant à la possibilité d'un Premier ministre de droite, le candidat UDF à la présidentielle a indiqué : “ je n'en aperçois pas aujourd'hui, mais ça ne serait pas un obstacle si j'en avais à l'esprit ”.


ÉTONNANT, NON ?

Politique fiction

Jacques Chirac pourrait annoncer dans les jours qui viennent s'il compte briguer un troisième mandat à l'Elysée, une hypothèse jugée improbable par la plupart des observateurs. En attendant, rumeurs et décryptages vont bon train pour sonder l'état d'esprit du président. “ Vous me demandez: "c'est mon dernier sommet ?" Je vous réponds: oui... pour cette année ”, a-t-il plaisanté vendredi devant la presse en clôture du sommet France-Afrique à Cannes.

Inflationniste

Le porte-parole de Ségolène Royal a affirmé que le projet présidentiel de Nicolas Sarkzoy atteignait un coût de 135 milliards d'euros. “ Je vois apparaître, du côté de Nicolas Sarkozy, des distributions de milliards tous les jours. Tous les jours, vous avez quinze milliards supplémentaires ”, a ironisé Arnaud Montebourg lundi. Les deux porte-parole du candidat UMP ont pour leur part évalué ce coût à 32 milliards d'euros sur cinq ans. De leur côté, les experts indépendants de l'Institut de l'entreprise avaient avancé, comme celui du PS, une estimation de 50 milliards d'euros.

Vert pilé

Le score de la candidate des Verts Dominique Voynet (environ 2% dans les sondages) rend Noël Mamère à la fois “ inquiet et optimiste ”. Le député de Bègles a déclaré au Parisien que “ jamais les idées des Verts n'ont été diffusées et acceptées dans la société ” mais “ qu'en même temps les Verts sont écrasés par la bipolarisation de la vie politique ”.

 

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