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lundi 12 février 2007
un commentaire

ROYAL LISTE

La candidate socialiste a décliné dimanche à Villepinte devant près de 15000 militants un pacte présidentiel en 100 propositions "pour que la France retrouve une ambition partagée, la fierté et la fraternité". Dans cette synthèse des 6 500 débats participatifs et du programme du parti, Ségolène Royal poursuit son virage à gauche en misant sur le "social", et maintient ses positions les plus controversées sur les jurys citoyens ou l'encadrement militaire des mineurs déliquants. A droite, on moque un catalogue de mesures sans cohérence globale et le choix d'une "démocratie d'opinion", tandis que l'extrême-gauche s'inquiète d'un programme qui "ne va pas assez loin".


Très attendu, le meeting du 11 février est jugé plutôt réussi par les médias, pourtant taxés récemment par la candidate de rouler pour le camp adverse. Si les propositions sont plutôt jugées sans surprises, c'est le changement de ton qui retient l'attention des quotidiens nationaux. Le Parisien salue un “ le grand oral ” de la socialiste “ cette fois vêtue de rouge et non de blanc ” et revient sur le “ vif moment d'émotion ”, “ parenthèse quasi mystique ”, provoqué par l'évocation de la violence dans les banlieues : “ s'éloignant de son discours écrit, Royal, soudain, parle d'elle, la voix tremblante : "Je sais en temps que mère, que je veux pour tous les enfants qui naissent et qui grandissent en France la même chose que j'ai voulue pour mes propres enfants ”.


Une position en mère de la nation analysée en “ mutation, enfin, vers une stature présidentielle ” par Libération, qui loue “ la pugnacité retrouvée ” de la candidate. “ Moquée par l'élite pour incompétence bécassinière, elle resurgit, comme Chirac en 1995, poussée par la France d'en bas ”, écrit notamment l'éditorialiste Jean-Michel Thénard. De son côté, Le Figaro ironise quelque peu sur un discours "attrape-tout" : “ Un peu pour le projet PS, avec son smic à 1 500 euros, un peu pour les débats participatifs, qui doivent continuer, un peu pour les décentralisateurs, avec une régionalisation plus poussée, un peu pour les enseignants, un peu pour les jeunes, avec l'allocation d'autonomie, un peu pour les vieux, avec la revalorisation de 5 % pour les petites retraites. Un peu pour la gauche, un peu pour ceux qui cherchent autre chose que le projet socialiste ”. Le quotidien souligne néanmoins que pour la première fois en meeting, Ségolène Royal évoque la place de la France dans le monde, une France “ sans humilité mais sans arrogance ”, “ à la pointe de la vigilance sur le non-respect des droits humains ”.


EN PLUS

Pacte contre pacte

Le candidat de l'UMP présentait également son pacte dimanche, un "pacte républicain ”, devant ses comités de soutien réunis à la Mutualité, à Paris. Dénonçant les “ vieux clivages si difficiles à dépasser et les vieux réflexes conditionnés par l'éducation ”, il s'est posé en rassembleur s'adressant à “ tous les Français quand d'autres veulent parler aux militants socialistes ”.
Libération raille “ l'ouverture ” au centre de Nicolas Sarkozy, incarnée ce jour-là par “ ses deux vedettes du jour ” de l'UDF, André Santini, “ multirécidiviste du calembour politique version Grosses Têtes ”, et Christian Blanc, ancien patron d'Air France, “ qui vit sur son passé ”. Le quotidien dénonce surtout le discours de “ ce nouveau petit frère des pauvres ”, qui prétend vouloir défendre , “ ceux que l'on entend jamais, de ceux dont la voix est trop faible ”.

Le Figaro s'attarde plus longuement sur le fond du discours, qui a abordé des sujets de société comme le suicide des jeunes et l'euthanasie “ façon de sortir du rôle de candidat de droite dans lequel tentent de l'enfermer ses rivaux PS et UDF. Car Sarkozy ne se contente pas d'envolées républicaines, il s'en prend directement à ses concurrents. Sans citer le nom de Ségolène Royal, il fustige la démocratie d'opinion ”. L'article affirme également que “ plus globalement, en filigrane de ce discours centré sur les valeurs, Sarkozy cherche à séduire les électeurs de gauche tentés par le vote centriste ”. “ Bayrou est utile car il attire des électeurs qui n'osent pas encore voter pour moi. Il sert de sas de décompression ”, confiait-il au Figaro il y a quelques jours.

Fin de règne

Le 17 février devrait paraître un livre d'entretien plutôt étonnant entre Jacques Chirac et le journaliste Pierre Péan, précédemmment biographe de François Mitterrand. Dans la plus grande discrétion au cours de l'été, le président de la République s'est confié sur sa jeunesse et révèle quelques facettes de sa personnalité, lui si réticent à évoquer sa vie privée dans la presse. Publié chez Fayard, "L'Inconnu de l'Elysée", dont l'hebdomadaire Marianne a publié samedi en exclusivité des extraits, nous apprend par exemple que Jacques Chirac a milité à l'African National Congress de Nelson Mandela depuis la fin des années 60. Interrogé sur sa vie privée, il parle pour la première fois de la maladie de sa fille : “ Cela été le drame de ma vie ”. A côté de cette tragédie familiale, il relativise grandement l'importance des jeux de pouvoirs et soupire : “ Je me fous éperdument de Sarkozy ou de tel autre... Je me fous de beaucoup de choses... ”. Et tout en reconnaissant dans le candidat UMP “ un homme actif, intelligent, un homme politique de premier ordre", ” il confie que sa grande différence avec Nicolas Sarkozy réside dans le fait de n'avoir jamais cru aux sondages...


ILS ONT DIT

Label rouge

Le programme de Ségolène Royal est vraiment socialiste ”, a assuré François Hollande, le premier secrétaire du parti, invité de l'émission "Ripostes" sur France 5. Pas question de réitérer la bourde de Jospin en 2002...

Zorro pointé

Quand Sarkozy parle aux ouvriers, il dit qu'il les comprend, quand il parle aux patrons, il dit qu'il les entend, quand il parle aux femmes,qu'il les admire, et aux enfants qu'il les envie...La vraie question, c'est de savoir quel président on veut. Veut-on un Zorro qui sait tout, un chef qui a réponse à tout ? (...) Je préfère une présidente citoyenne qui essaie d'instaurer un nouveau type de rapports entre citoyens et responsables politiques ”, a déclaré le député vert européen Daniel Cohn-Bendit dans Libération.

Servitude volontaire

Le jour où je n'exercerai plus de responsablités, j'essaierai de servir la France, les Français d'une autre manière ”, a confié Jacques Chirac au cours d'un entretien avec Michel Drucker sur France 2, ajoutant qu'il y avait “ sans doute une vie après la politique. Jusqu'à la mort ”.

Zoophile

C'est une tortue, quelqu'un qui prend son temps. Elle est lente, elle ne se bouscule pas et de temps en temps ça m'agace un peu ”, a également confié le Président à l'animateur qui recevait Bernadette Chirac pour son émission Vivement dimanche. Il a néanmoins, salué le “ fort caractère ” de son épouse, “ son courage et sa détermination ”. “ C'est un taureau, enfin son signe c'est celui du taureau ”, a-t-il expliqué.

Zoophobe

J'ai dit que ce n'est pas parce qu'un renard se couvre de plumes qu'on va le prendre pour une poule. Il se couvre de plumes pour rentrer dans le poulailler et pour qu'on ne fasse pas attention à lui, mais il y a très très longtemps que les Français savent faire la différence entre les renards et les poules ”, a déclaré le candidat de l'UDF François Bayrou sur Canal +, au sujet de Nicolas Sarkozy. “ C'est un homme qui veut le pouvoir pour son clan, qui l'a montré depuis qu'il est en politique ”, a-t-il ajouté.


ETONNANT, NON ?

Droit d'inventaire

La guéguerre des références historiques en meeting continue. Nicolas Sarkozy a encore invoqué les mânes des grandes figures de la gauche dimanche, permettant à François Hollande sur France 5 de s'interroger, avec ironie, sur l'absence de rue Jaurès ou Mitterrand à Neuilly-sur-Seine, fief du candidat de l'UMP. Ségolène Royal a préféré dans son discours de Villepinte jouer pour une fois la carte des anonymes, en citant les militants des débats participatifs.

Menace fantôme

La campagne présidentielle officielle n'est même pas encore lancée. Mais les Verts sont déjà rattrapés par leurs vieux démons, et menacent de ne plus être loyaux envers les socialistes si aucun accord électoral et programmatique n'était prévu pour les législatives. Vu le poids actuel de la candidate verte dans les sondages...

 

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Qui©he
a dit à
mercredi 14 février 2007

Elle est d'un ridicule cette campagne à chaque fois que je tombe sur ma carte d'électeur dans mon portefeuille je suis partagée entre tristesse et honte...